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31SANS |
| texte de Hervé Le Goff | |
Dans leur noir d'encre, leurs perspectives sinistres, leurs clartés nocturne et leur flou aussi fragile qu'un duvet d'adolescent, ces images du qaurtier du Mirail à Toulouse recréent une athmosphère intime qui rejette le sordide attendu pour guetter des coincidences de vrai bonheurs, fugitifs et intenses sur lesquels passes un avion indifferent. 35 Tirages Digigraphie contrecollés sur dibond. Du 110 X 70 cm au 60 X 40 cm |
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Fin d'Europe à Ceuta |
| Ceuta est le reflet dans les eaux du detroit de Gilbraltar d'une Europe securitaire, fermée et mercantile. Entourée par sa haute barrrière de sécurité, elle resemble à une nasse, ou migrants, marocains et espagnols semblent bloqués en attente de promesses et de jours meilleurs...
Travail realisé dans le cadre du Collectif 'Du Grain à Moudre'
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| Joséphine | |
| texte de Dominique Roux | |
« Menteuse par omission la photo de famille n’est conviée que pour ces bons moments qu’elle transforme en bons souvenirs » écrivait le regretté Pierre Bourdieu à propos de cette pratique photographique ô combien formatée consistant à tenir le journal, l’album de l’enfant dès son irruption de « l’origine du monde ». Dans cet univers là, fait d’évidences, tranquille comme un long fleuve, pas d’autre mise en pages possibles que celle de ces émouvants clichés sur lesquels père et mère regardent avec tendresse leur progéniture qui gazouille et sourit à l’objectif. Et c’est tout l’intérêt, du travail d’Arno Brignon , ce nouveau père mais déjà photographe affirmé que de s’interroger sur la possibilité de faire œuvre avec ce moment , si fort, mais si banal au fond, de son existence de papa, de photographe, de papa-photographe.. Car comme artiste il sait très bien qu’on ne fait pas de bonne littérature avec de bons sentiments. Qu’on ne fait pas plus de bonne photographie sans maintenir ses émotions à bonne distance focale. Et c’est donc , non pas sur le mode (fièrement) affirmatif de sa paternité qu’il nous livre ces images, mais sur celui , plus interrogatif, de sa place dans cette étrange histoire d’amour à deux qui, d’un seul coup d’un seul, s’est transformée en figure triangulaire : celle de sa femme, devenue maman, qui porte, joue, baigne, danse , nourrit, couche (avec) l’enfant (et lui tourne le dos, à lui, son homme), d’une petite fille, Joséphine, qui regarde sans vraiment voir, se pose là (sans poser encore), et lui la tierce personne qui derrière le masque de son appareil a du mal à trouver sa place, à faire le point sur l’objet de son désir.. L’art d’Arno Brignon c’est de réussir à traduire photographiquement cette question de la place du père, beaucoup plus complexe, plus ambiguë qu’il n’y parait ! C’est pourquoi le flou ici, qu’il soit de mise au point, de bougé, ou de matière, n‘a rien d’un effet esthétique gratuit .Il dit fortement ce trouble qui s’empare du géniteur quand il se trouve confronté à la présence, au regard de ce qu’il a participé à mettre au monde. Les décadrages, les basculements de champ, les regards qui coulissent de Joséphine, aux présences et objets qui l’entourent, du centre vers la périphérie, du dehors vers le dedans disent bien cette forme d’inquiétude du père et que le photographe traduit en une sorte d’errance visuelle. Quant aux couleurs de cet album , nous sommes très loin des doux pastels qui du bleu au rose nous bercent d’illusions. Ici violentes sont les oppositions du vert au jaune, de l’orange au mauve, et de ces rouges qui font tâches jusque dans l’eau du bain… Non le monde d’Arno Brignon n’est pas tranquille, il a cette inquiétante étrangeté chère à André Breton mais il est beau comme la rencontre fortuite sur une table à langer de deux regards qui se cherchent , deux êtres qui s’en-visagent à tâtons et que le temps finira par révéler. 42 Tirages lambda contrecollés sur Dibond - 50 x 70 cm
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La double Abscence |
Tous sont nés à l'etranger. Un jour, ils ont choisi de partir, de fuir leur pays natal. Aujourd'hui, ils vivent en France et savent qu'ils ne repartiront plus. Je suis allé frapper chez eux, ils m'ont raconté leur histoire et leur décision de rester ici. Ce choix est le fruit d'un long travail de deuil pour certains, d'un choix radical pour d'autres. Ensuite, j'ai pris une photo... 16 Tirages Lambda 50 X 50 cm encadrés. Accompagnés de textes. | |
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BBC - Lille |
| Commande pour la maison de la photographie de Lille | |
Tout est parti d'une commande de la maison de la photographie sur le thème : "vision originale de la Ville de Lille". Je suis donc parti six jours un peu à l'inconnu, n'ayant jamais foulé le sol de la capitale des flandres auparavant .En regardant une carte mon choix s'est porté sur le quartier de Bois Blanc bordé d'un côté par la Deule, de l'autre par le canal. C'est une petite île dans Lille à une ambiance particulière et des contraste forts passant en quelques emcablures de la cité BBC à la base de loisir huppée ou encore des anciennes industries aux complexes imobiliers flambants neufs. Pour faire connaissance, je me s.unnamed1uis longtemps arrêté chez Salah, café si acceuillant à la sortie du métro et au Bar Boat ancré dans l'histoire ouvrière du quartier. Une seule envie, y retourner.... Travail réalisé dans le cadre du Collectif Du Grain à Moudre 21 Tirages Digigraphie, du 40 X 60 cmau 60 X 90 cm
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6 Feet Under - Les Halles |
| Carte Blanche SFR Jeunes Talents - Quartier des halles Paris | |
Les Halles, temple de la consommation, sont en reconstruction...mais si strass et paillettes n’étaient qu'un prétexte à l'errance. Dessus, dessous, sans dessus ni dessous, des centaines de couloirs où s'entrecroisent des milliers de vie d'ici, du bout du monde ou encore d'une ville de la ligne B. Certains passent là où d'autres vivent...Eux tiennent les murs de la gare RER, se régalant de cette pièce de théâtre qui se joue en continu sous leurs yeux. Je me joins à eux dans ce lieu sinistre, qui est aussi celui de tous les possibles, de tous les rêves : des plus mercantiles aux plus romantiques.Ce voyage dans les veines du cœur de Paris me donne à voir la société dans laquelle je vis. A force d'errances dans ce labyrinthe, j'en viens à me demander dans quel couloir se trouve le meilleur de l'homme.. |
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Love in Progress ... |
| texte de Elise poussier | |
Arno Brignon nous conte la vie terrestre comme un rêve. Nos pensées se retrouvent en filigrane dans les images de la série « Love in Progress ». Loin du monochrome, les couleurs naturelles de la vie ordinaire, perçues par Arno Brignon, nous montrent que le quotidien n’est pas nécessairement un gouffre. Il est ici révélé, comme empreint de calme, de sérénité. 30 Tirages (15 Dyptiques) digigaphie contrecollés sur dibond. 45 X 60 cm |
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Traces |
Paris ville lumière Une ville connue dans le monde entier pour ses lumières et moi natif de la capitale j'y reviens attiré par cette lueur peut être...pourtant des lumières, je me souviens surtout de celles des souterrains, du métro, des bars...c'est ce retour à la lumière de mon passé (mon passif), les TRaCeS de ma vie de parisien dont je vous éclaire aujourd'hui. 17 tirages digigraphie 33 x 24 cm sous marie louise 60 x 50 cm encadrés.
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